Grand Site de France Vallée de la Vézère

Un projet de territoire valorisant les paysages de la Préhistoire

Le Grand Site de France Vallée de la Vézère possède un patrimoine architectural d’exception en raison de l’occupation ininterrompue de l’Homme depuis 400 000 ans. Le patrimoine de pays émaille le territoire. Il est marqué par des matériaux locaux représentatifs de la diversité géologique : le calcaire crétacé, les lauzes et les ardoises au Nord du territoire à proximité du bassin de Brive.

La Vallée de la Vézère a conservé un grand nombre de petits édifices civils ou religieux, publics ou privés : puits, lavoirs, croix, fours, pigeonniers, fontaines, moulins, etc. Ce patrimoine a été construit simplement, en tirant sur place les matériaux de construction. C’est une trace de l’occupation humaine et de l’évolution des pratiques agricoles et sociétales, des activités domestiques et des savoir-faire anciens. Les éléments de patrimoine sont visibles dans les bourgs, les hameaux et sur de nombreux parcours de randonnées. Le patrimoine de pays est une des constituantes du paysage périgourdin. Il contribue à sa richesse, à sa diversité et à la création de l’esprit des lieux du Grand Site de France Vallée de la Vézère.

En Vallée Vézère, le patrimoine de pays est marqué par un matériau : le calcaire crétacé́ extrait du sol ; et une couleur : un ocre jaune couleur de miel. Les toitures sont couvertes de lauze, tuiles plates ou d’ardoise pour la partie Nord du Grand Site de France proche du bassin de Brive. La lauze est aussi bien visible sur des maisons paysannes et des bâtiments usuels (corps de ferme, pigeonniers, fours à pain, cabanes...), que sur des édifices remarquables ou bourgeois (châteaux, églises, maisons). Les imposantes toitures en lauze sont uniques par leur densité́, la variété́ de leurs formes et de leurs volumes.

L’utilisation de ces matériaux requiert un savoir-faire spécifique, détenu par les bâtisseurs en pierres sèches et les lauziers.

Ces éléments ont été délaissés à la suite de l’évolution des modes de vie de la société rurale, certains sont tombés en ruines ou ont été détruits. Depuis plusieurs années, le petit patrimoine est restauré et entretenu par les communes et des associations de passionnés du territoire. Elles sont engagées dans une démarche d’inventaire et de préservation grâce à l’organisation de chantiers de restauration. Le maintien ou la restauration à l’identique du bâtiment est alors effectuée dans un souci plutôt muséographique de mise en valeur et de sauvegarde. Il peut être aussi question d’affecter un nouvel usage à un bâtiment en le restaurant, le réhabilitant, le rénovant ou le transformant pour des fonctions utiles de nos jours (loisirs, services, etc.).

L’un des projets du programme d’actions du Grand Site de France consiste à actualiser et accroître l’inventaire de ce petit patrimoine pour, à terme, le préserver et le valoriser. Cette opération s’appuie sur les communes, associations, passionnés et partenaires institutionnels.
A retrouver ici.

En savoir plus

Conseils de visionnage :

  • Film « Regards sur le petit patrimoine », réalisé par Joseph Gorbanevsky en 2013.

Présentation : « Cabanes en pierre sèche, Pigeonniers, Lavoirs, Moulins à eau, Fontaines bâties, Croix et Calvaires, Travails, Puits, Sources, Citernes, Épis de Faîtage, Cluzeaux, Fours à pain, Ponts et pontets... Le petit patrimoine rural est indissociable des paysages du Périgord Noir. (…) Organisé en douze parties unitaires indépendantes les unes des autres, « Regards sur le petit patrimoine » est un film sans commentaire agrémenté de sous-titres informels, une jolie promenade sur les chemins qui mènent à nos villages et à nos campagnes au rythme d’une musique classique intimiste.

Fruit de plusieurs mois de travail, ce documentaire aux images naturalistes invite le spectateur à un parcours visuel poétique et didactique à la découverte du petit patrimoine autour de la ville de Terrasson, le long de la Vallée de la Vézère et en Périgord Noir. ».

Bande annonce.

  • Conférence « L’inventaire du patrimoine architectural de la commune du Bugue » par Xavier Pagazani, chercheur au service régional du patrimoine et de l'Inventaire de la région Nouvelle Aquitaine et Jean Bernard, conservateur du patrimoine stagiaire, janvier 2021.

La Région Nouvelle-Aquitaine, avec l’aide de la municipalité du Bugue, a mené pendant plusieurs mois un inventaire du patrimoine architectural et paysager du Bugue dans le cadre d’une étude plus large conduite sur 28 communes de la vallée de la Vézère.

L’objectif poursuivi par les chercheurs de l’Inventaire est de « recenser, étudier et faire connaître le patrimoine » : des monuments les plus remarquables aux bâtiments les plus modestes, du château et de l’église au puits, à la cabane en pierre sèche ou à la croix de chemin. Parallèlement à ce travail de terrain, les chercheurs de l’Inventaire en charge de l’enquête, Xavier Pagazani et Jean Bernard, ont réalisé le dépouillement d’archives pour permettre de documenter les édifices repérés.

Disponible en ligne.

  • Vidéo « Les matériaux de construction de Montignac », vidéo documentaire réalisée par le service Inventaire et Patrimoine de la Région Nouvelle-Aquitaine dans le cadre du projet Vidéoguide Nouvelle-Aquitaine.

Pour comprendre le bâti de Montignac, et plus largement de toute la vallée de la Vézère, cette vidéo s’intéresse aux différents matériaux utilisés ici pour la maçonnerie et la couverture des constructions.

Disponible en ligne.

  • Extrait de l’émission Météo à la carte : « Artisanat : les toits en lauze ou le Périgord authentique », octobre 2020.

Dans le Périgord, les toits en lauze font partie intégrante du paysage et de l'histoire de la région. Cette pierre de couleur ocre devient grise sous l'effet de la pluie et du vent. Aujourd'hui, ils ne sont plus qu'une poignée en France à savoir manier ce matériau.

Intervention de Jean-Paul Simon, maire de Savignac de Miremont.

Disponible en ligne.

  • L’art de la pierre sèche à Saint-Léon sur Vézère, film 19 mn, 2021, Jacques Crouzel.

David Fontayne et son équipe de maîtres en pierres sèches remontent un mur de soutènement à Saint-Léon sur Vézère. On voit dans ce documentaire les techniques du bâti en pierres sèches pour le mur de soutènement et l'utilisation du mortier et des joints pour le mur du dessus.  Ce mur domine la Vézère et le village de Saint-Léon. Ce film est réalisé par Jacques Crouzel de l’association Renouveau du petit patrimoine de Tamniès.

Disponible en ligne.

Conseils de lecture :

  • Pagazani, X., Marabout, V., Becker, L., & Barroche, A. (2017). La vallée de la Vézère en Périgord : la fabrique d’un paysage. Inventaire général du patrimoine culturel.
  • Simon, J-P. (2016). La lauze en Périgord : architecture et savoir-faire. Éditions Fanlac.
  • Jean-René Trochet. (2006). La France rurale : maisons paysannes et petit patrimoine. Éditions du Chêne.
  • Conseil d’Architecture d’Urbanisme et de l’Environnement. (2002). Patrimoine de pays en Périgord. CAUE Dordogne. Disponible en ligne.